« D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère & Butternut gratiné au fromage de chèvre et dés de chorizo

Dans ma bibliothèque : « D’autres vies que la mienne » d’Emmanuel Carrère

Ce livre était dans ma boite des « livres à lire avant de mourir » depuis un moment.

C’est encore une fois un livre avec une thématique Ô combien joyeuse –  hum – au grand dam de mes potes lectrices de mon groupe de lecture, mais il vaut le coup !

Cancer, handicap, décès,… mais à côté de ces sujets dingo-dingues, on a la vie, l’entraide, le courage, l’espoir et l’amour. L’amour, plus fort que tout.

Emmanuel Carrère livre un témoignage personnel de deux événements traumatisants : le décès d’un enfant pour ses parents et celui d’une adulte pour ses enfants et son époux.

Le titre fait réfléchir. L’auteur parle d’autres vies que la sienne, de celles de personnes proches ou d’inconnus qui ne laissent pas indifférent. Les malheurs (ou bonheurs) que vivent les autres peuvent nous faire réfléchir. Devraient. Doivent. J’entends par là que les atrocités vécues, subies, lues dans les journaux, qui déférent au tribunal sont horribles, injustes, révoltantes mais « on y peut rien ».

En fait, si…

On peut tenter de tout faire pour ne plus que certaines choses arrivent, minimiser la douleur, accompagner la victime et ses proches… On peut faire en sorte que la vie continue « malgré tout ».

Bref. L’histoire :

Emmanuel Carrère était sur place lors du tsunami au Sri Lanka en décembre 2014. Si sa compagne et lui ont été épargnés, ce n’est pas le cas de nombreuses victimes dont Juliette, fille de Jérôme et Delphine. Les images dans les médias ne traduiront jamais l’ampleur de la perte d’un enfant. Aucun mot. Aucune image. Rien ne peut expliquer ce que peuvent ressentir des parents quand leur enfant disparaît inopinément, brutalement, en fait qui disparaît tout court.

Il confie aussi les derniers moments de la sœur de sa compagne.  Sa belle-soeur est magistrate. Elle a survécu à un cancer à l’âge de 18 ans. Elle est amie avec son collègue, juge également. Rescapé d’un cancer également. Tous deux boitent. Ils s’occupent d’affaires de surendettements au tribunal. On entrevoit certaines situations inextricables qu’ils traitent.

 

Le crabe est revenu…

Malgré la bataille, sa belle-sœur vit ses derniers instants auprès de ses filles, Emilie, Clara et Diane, qui ont la vie devant elles. Mais une vie sans leur maman.

Bref de bref, un livre qui parle de la vie. De l’énorme chance et la révoltante chiure d’être en vie. Mais on en a qu’une. Même si parfois il y avait de longs monologues sur le pourquoi du comment il a écrit son livre, c’est un livre plutôt bien ficelé. Ce n’est pas en tant que telle une histoire “classique” mais plutôt plein de pistes de réflexions sur la vie.

Dans ma cuisine : Butternut gratiné au fromage de chèvre et dés de chorizo

Recette découverte et adjugée chez un ami de mon Loulou, devenu un ami à moi aussi. Elle vient de chez Delhaize. Pour ma part, je l’ai un peu modifiée en y ajoutant du chorizo mais la version végétarienne est top moumoute aussi. #monmecestcarnivore

Ici je l’ai accompagnée de riz sauvage quand j’ai reçu des amies pour souper. Vous ne mangerez pas une demie butternut, c’était pour la photo… Quoique… C’est supra bon !

Peut convenir comme sauce pour accompagner des pâtes aussi ou comme purée chaude pour tremper des grissinis en guise de souper devant un film.

Bref : mangez-la à toutes les sauces 😉

Ah ! Le lien avec le livre … Un plat à partager avec d’autres vivants ^^

Ingrédients pour 8 portions

– 4 œufs

– 2 butternuts

– 1 pot de crème (light pour avoir bonne conscience hihihi)

– 100 g de parmesan râpé

– 1 pot de fromage de chèvre frais

– poivre & sel

– chorizo

– thym

– ail

Préparation

– Préchauffez le four à 180°C,

– Coupez les butternuts en deux. Retirez les pépins,

– Mettez-les 1 heure au four,

– Coupez le chorizo (sans la peau hein) en petits dés et faites-les cuire dans une poêle,

– Enlevez la chair des butternuts (attention, c’est chaud chaud chaud !), laissez un bord de 2 cm de chair,

– Dans un plat creux, mélangez avec les doigts la chair, les fromages, la crème, les œufs, poivre et sel, l’ail, le thym, les dès de chorizo. Une fois j’essaierai avec du basilic, des tomates marinées demi séchées, des pignons de pin,… Amusez-vous,

– Farcissez les butternuts avec cette purée et glissez-les 25 minutes au four.

–  Tadaaa !

 

*** la purée se congèle très bien

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